FEMMES DERRIÈRE L’OBJET.
Ce projet est né d'une gêne. Pas d'une certitude.
Depuis un moment, quelque chose me dérangeait dans la façon dont le corps féminin occupe l'espace public — et surtout l'espace des écrans. La montée du mouvement #MeToo a mis des mots dessus, sans vraiment résoudre quoi que ce soit. Elle a surtout rendu visible ce qui était déjà là : des postures qui se répondent sans se rejoindre, des dialogues qui se crispent là où ils devraient s'ouvrir.
Je ne suis pas sociologue. Je suis photographe. Un photographe observe. Il ne tranche pas.
Ce qui m'intéresse, c'est l'espace entre les injonctions contradictoires — entre les femmes qui habitent leur corps de façons très différentes, et les regards qui ne savent plus très bien où se poser. Ni les uns ni les autres ne me semblent avoir entièrement tort. C'est là, précisément, que j'installe mon appareil.
Femmes derrière l'objet n'est pas un manifeste. C'est une série de regards posés avec douceur — parfois avec un peu d'humour — sur LA Femme. Celle qui traverse nos vies, nos regards, nos maladresses.
Série en cours. Pour une meilleure expérience, privilégiez une tablette ou un écran d'ordinateur.
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