La photographie comme territoire de l'imaginaire
Depuis 2018, je cherche ce qui arrête le regard.
Autodidacte, je suis venu à la photographie par nécessité intérieure — le besoin de créer, de regarder autrement, de sortir du réel sans le quitter tout à fait.
Mes premières images sont nées dans l'Urbex, la nuit, en pose longue : c'est là que j'ai appris à apprivoiser la lumière et le silence.
Installé en Alsace par choix, nourri par les brumes des Vosges et la lumière dorée du vignoble, j'ai progressivement développé une photographie impressionniste et pictorialiste — héritière de Monet, d'Eugène Carrière, de Francesca Woodman et de Todd Hido.
Une image douce, diffuse, toujours narrative. Jamais anecdotique.
Chaque image raconte une histoire.
Je ne photographie pas des instants — je construis des récits. Chaque série naît d'une intention narrative précise, travaillée en amont avec les modèles qui en sont les co-auteurs. La séance elle-même est le résultat d'un long échange, d'un repérage, d'une préparation : l'improvisation n'y a sa place que parce qu'un cadre solide existe déjà.
Le corps, lorsqu'il apparaît dans mon travail, n'est jamais un prétexte. Il est territoire poétique — célébré avec la même attention que la peinture académique et la sculpture l'ont toujours fait. Mes photographies de nu sont douces, rêveuses, jamais provocantes. Elles invitent à regarder, pas à juger.
La technique au service de l'émotion.
Je travaille en argentique, en numérique et en hybride — selon ce que le projet exige, pas selon une habitude. L'argentique pour sa matière et son imperfection fertile. Le numérique pour sa précision et sa liberté de post-traitement. La double exposition, la pose longue, l'infographie : autant d'outils mis au service d'une seule ambition, toujours la même — que l'image trouble doucement, qu'elle suspende le temps, qu'elle raconte quelque chose que les mots ne peuvent pas.
Les tirages sont imprimés sur papier Fine Art Hahnemühle ou sur Dibond, par un imprimeur allemand spécialisé, plusieurs fois primé. Chaque œuvre est pensée jusqu'à son support.