Épidermique.
Nous avons tous un rapport à l’image différent.
L’image définit aujourd’hui notre rapport à la vie contemporaine, en particulier à la consommation.
Ce projet est né de ma pratique de la photographie de nu, et d’une interrogation portée sur le rapport au corps, à la nudité.
Entretenant bien souvent une relation trop intriquée avec la sexualité, le nu n’est, dans l’art et à mon sens, qu’une interprétation récurrente, inconsciente peut être, de notre peur du corps féminin.
Fortement enraciné dans les tabous sociaux, à la fois idéalisé et terrifiant pour certains, source d’inconfort ou d’idéalisation aussi, il finit inexorablement par nous envoyer à nos propres limites, à une question toujours en suspens.
Que regarde t’on dans une composition de nu ?
Voilà avec ce projet un contrepied que je veux avant tout amusant, interrogateur et bienveillant, sur le nu, sur le corps.
Sa texture, sa vie, sur ce qu’il a de beau, de torturé, de vécu, de ce qu’il nous raconte.
Sans sexualisation.
Sans arrière pensée.
Je souhaite offrir ici un regard à la fois différent et inattendu, et plus modestement, une source de réflexion.
Pour des raisons évidentes, les compositions sont anonymisées.